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Bien exploiter toutes les données demeure une gageure

Par Bertrand Lemaire | Le | Data

Selon une étude menée sur la commande de Cloudera, une bonne part du patrimoine data serait très mal exploitée par les entreprises.

Beaucoup de données demeurent mal ou pas exploitées. - © Buffik / Pixabay
Beaucoup de données demeurent mal ou pas exploitées. - © Buffik / Pixabay

32 % du patrimoine de données des entreprise ne serait pas correctement exploité selon une étude menée auprès de décideurs IT en région EMEA sur la commande de Cloudera. 77 % des répondants français reconnaissent qu’il est difficile de tirer pleinement parti de la valeur des données lorsqu’elles sont stockées dans différents environnements cloud et sur site. Or c’est l’architecture choisie par 60 % d’entre eux, avec un stockage hybride mêlant cloud public et stockage privé.

90 % des répondants prévoient de migrer davantage de données vers le cloud au cours des trois prochaines années. Trois principaux avantages y sont recherchés : la réduction des coûts (44 %), l’optimisation du stockage et de la sauvegarde des données (42 %) et l’amélioration de l’accessibilité des données (41 %). A l’inverse, 6 % ont rapatrié des données sur site au cours des douze derniers mois, 71 % prévoient d’en rapatrier sur site dans les trois prochaines années. Plusieurs motifs sont, là aussi, invoqués : cybersécurité et risques de non-conformité réglementaire (49 %), craintes liées au verrouillage du fournisseur (56 %), les préoccupations en matière de gouvernance des données et de protection de la vie privée (52 %) et enfin problèmes de performance lors du traitement de grands ensembles de données en temps réel (51 %).

Par ailleurs, 66 % considèrent que les silos de données constituent un obstacle majeur pour prendre des décisions en temps réel. Un autre obstacle est la prolifération des outils d’analyse de données (moyenne : cinq outils), point qui inquiète 63 % des répondants. Ces outils sont principalement utilisés par les services informatiques (70 %), suivis par le marketing (52 %), les ventes (49 %), la finance (48 %), les opérations (42 %) et les ressources humaines (28 %).