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Orchestra-Prémaman cloudifie son commerce

Par Bertrand Lemaire | Le | Cas d’usage

Le groupe de mode enfant et de puériculture Orchestra-Prémaman a choisi des solutions Salesforce pour son e-commerce et son marketing.

Bastien Pino est le DSI d’Orchestra-Prémaman. - © Orchestra-Prémaman
Bastien Pino est le DSI d’Orchestra-Prémaman. - © Orchestra-Prémaman

Orchestra-Prémaman est un fabricant-distributeur d’articles de mode, de puériculture et de produits connexes. Son modèle repose en général sur la conception puis l’achat des matières et des capacités en usines avec un contrôle des processus de production. Il est présent commercialement dans une quarantaine de pays avec une filiale dans six pays ou groupes de pays : la France, la Belgique-Luxembourg, la Suisse, l’Espagne, la Grèce-Chypre et le Maroc. En tout, dans le monde, le groupe possède environ 400 magasins en propre, en affiliation ou en franchise, la présence dans les pays sans implantation directe se faisant par le négoce. Son chiffre d’affaires annuel est de l’ordre du demi-milliard d’euros, dont environ 10 % en e-commerce actuellement. Or le e-commerce est l’objet de grandes ambitions pour le groupe. C’est l’une des raisons pour lesquelles Orchestra-Prémaman a voulu le moderniser en adoptant des nouvelles solutions Salesforce.

Si chaque filiale dispose d’un service informatique de proximité, la DSI est centrale et opère le SI commun. Très marqué par existant Legacy, le SI est en cours de migration vers le cloud. La bureautique est ainsi en migration vers Microsoft Office 365. Mais son ERP Infor M3 est on premise. Le SI magasins sous solutions Cegid est également en train de migrer vers le SaaS. Dès le milieu des années 2010, cependant, Orchestra-Prémaman avait opté pour un e-commerce basé sur un SaaS. En l’occurrence, la boutique était développée sous Demandware avec l’intégrateur Itelios (aujourd’hui racheté par Capgemini). L’éditeur était partenaire de Salesforce et a fini par être racheté par celui-ci en 2016. « L’intérêt du SaaS est, notamment, que nous n’avons pas à nous préoccuper des pics d’activité qui sont pris en charge automatiquement, même quand on passe de 1000 commandes/jour (une journée classique) à dix fois plus (Black Friday)… » se réjouit Bastien Pino, DSI d’Orchestra-Prémaman.

Un modèle, plusieurs instances

Si un seul modèle de boutique a été développé, il y a bien une instance par filiale. Il y a encore actuellement deux exceptions : le Maroc et la Suisse. Leur intégration au modèle commun est prévue mais, pour l’heure, afin de faciliter le respect de règles douanières et fiscales, leur site e-commerce est géré, à chaque fois, par un prestataire local. Dès 2017-2018, le groupe voyait cependant les limites des solutions adoptées et s’est doté d’une direction du digital. Le premier projet mené a été le déploiement d’une solution de marketing opérationnel, Marketing Cloud de Salesforce.

Mais les spécifiques développés pour Demandware vieillissaient mal, la plate-forme elle-même étant techniquement obsolète. Bastien Pino soupire : « créer des évolutions correspondant à des fonctions standards dans des outils plus récents nous prenait un temps fou. Cela ne pouvait plus durer. En 2021, nous avons décidé d’arrêter de payer une dette technique. »

Modernisation et cloudification

Même si le projet a été ralenti à cause d’une cyber-attaque, la migration du e-commerce vers Salesforce Commerce Cloud n’a pris qu’un an. La mise en production a ainsi été effective en juillet 2022. Le groupe dispose donc de deux solutions Salesforce : Marketing Cloud et Commerce Cloud. Ces outils disposent d’API bien normées qui permettent de connecter les différents modules à tous les outils nécessaires sans trop de difficultés. Le projet a coûté de l’ordre d’un million d’euros auquel s’ajoute un coût récurrent lié aux volumes de transactions.

Par contre, la mise en place d’un référentiel client unique, avec l’intégrateur EIT Technologies, a dû, elle, être abandonnée. Outre des problèmes de planning et de maîtrise technique limitée, le SI central actuel du groupe fonctionne avec peu d’API et beaucoup d’échanges en mode batch. L’intégration au coeur du SI d’outils modernes APIsés était donc complexe. Ce projet sera sans doute relancé une fois le SI modernisé et cloudifié.

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